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Suivant le post qu’il aurait envoyé à un certain David Eboutou, mardi, le 08 décembre 2020, le « nouveau philosophe » camerounais, alias « expert en discernement », est un prétendu tout sachant qui s’autoproclamait d’abord, contre les normes de la langue de Molière et de Voltaire, « expert du discernement » avant d’être magistralement corrigé par les vrais experts. Il plastronnait partout en disant que c’est lui le Moïse de la philosophie camerounaise parce que son dieu lui en a donné, sans aucun témoin, le Décalogue au sommet du mont Cameroun. Comme un suicidaire, c’est-à-dire celui qui n’a plus rien à perdre, il disait partout qu’il n’a pas peur de la mort. Mais cet individu qui a l’appétit du scandale parce qu’il aime à se répandre en diffamations et en dénonciations calomnieuses comme pour tempérer les remords de sa propre conscience morale relativement à ses turpitudes, prétend maintenant avoir des problèmes de sécurité, car il serait « l’objet de filatures et de chantage anonyme » (dixit l’avatar camerounais de Diogène de Sinope).
Comment peut-il donc prétendre être l’avatar philosophique de Diogène de Sinope, de Cratès de Thèbes, de Métroclès ou d’Hipparchia de Maronée, etc., si son instinct de conservation s’exprime de manière paranoïaque, quitte à donner la preuve qu’il est si attaché à la vie dans toute sa dimension hédonique qu’il ne tient pas à la quitter avant d’être le prochain ministre de l’Enseignement supérieur ?
Non ! Il n’est pas digne d’être l’avatar philosophique de Diogène de Sinope, ce « Socrate devenu fou », parce qu’il n’a ni son génie ni son gabarit éthique. Diogène ne redoutait pas la mort. La preuve, il s’est suicidé lorsqu’il a estimé que sa vie n’était plus supportable, compte tenu du poids des souffrances que lui infligeait une pathologie irréversible.
C’est tout le contraire de son prétendu avatar camerounais : à la première illusion d’optique et d’acoustique, il se figure que Thanatos le sollicite déjà pour l’envoyer, sans autre forme de procès, chez Hadès.
C’est pitoyable ! L’avatar est, pour son information, condamné à être toujours en défaut du modèle qu’il s’escrime vainement à reproduire ou à incarner.
Prof. Lucien AYISSI
Université de Yaoundé 1-Cameroun