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L'ex-président français, Nicolas Sarkozy, a des soucis en ce moment. C'est le moins qu'on puisse d'ailleurs dire. En plus des questions relatives à la mal-gouvernance de son parti, l'UMP, et qui font croire, par exemple, à Christian Estrosi que ce parti est condamné à disparaître, tant il est non seulement miné par les malversations de toutes sortes, mais aussi parce qu'il s'agit, selon lui, d'un parti "bourgeois et élitiste", Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour corruption active et trafic d'influence. Ce qui est surtout ridicule dans cette affaire, c'est qu'en usant de son droit de se défendre, Nicolas Sarkozy recourt aux mêmes arguments que certains Camerounais embastillés pour cause de corruption. Dans l'un et l'autre cas, on se figure être victime d'un harcèlement judiciaire motivé par des raisons d'ordre politique.
Mais, en sollicitant la même justice dans l'espoir de faire condamner Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy ne s'est pas rendu compte, lorsqu'il était au pouvoir, du fait qu'il recourait à une justice susceptible d'être politisée. Sa ligne de défense n'est-elle pas l'expression du désarroi de celui qui mesure sur le tard la gravité des imputations d'illégalité qui pèsent sur lui du fait de la désinvolture avec laquelle il instrumentalisait le pouvoir politique?
En attendant qu'on puisse répondre de façon pertinente à cette question, une chose est sûre, c'est que Nicolas Sarkozy qui a naïvement cru, comme tous les dictateurs de la planète terre, qu'il pouvait impunément s'autoriser à faire la pluie et le beau temps aussi bien en France qu'en Afrique, a de sérieux soucis en ce moment.
Pr. Lucien AYISSI
Université de Yaoundé I (Cameroun)