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À l’épreuve de la CAN qui se déroule actuellement en Côte d’Ivoire, la fameuse « Théorie du danger » élaborée dans le Laboratoire de Monsieur Rigobert Song Bahanag a évidemment été infirmée pour cause d’inefficacité.
Lorsqu’on s’investit dans la recherche des causes du défaut d’efficacité de cette théorie qui semblait avoir déjà subi, avec succès, le test de confirmation dans d’autres circonstances, on ne court pas seulement le risque de voir son jugement se laisser corrompre par l’émotion ou la passion ; on risque aussi et surtout de sombrer dans la diabolisation de tel ou tel acteur impliqué dans la dynamique d’un jeu dont l’importance des enjeux n’est pas à démontrer.
Chercher à désigner les boucs émissaires de la débâcle de nos Lions indomptables dans la perspective de les vouer aux gémonies, au lieu de penser à refonder rationnellement notre football, de telle sorte que nous soyons, à l’avenir, très compétitifs par rapport aux autres, c’est se tromper de méthodologie.
Bien que nous ne puissions pas nous réjouir de cette défaite qui n’honore pas le Cameroun, cette grande référence footballistique africaine et mondiale, nous ne devons pas perdre de vue que la rotondité du ballon ne peut assurer a priori la victoire à aucune équipe, quelle qu’elle soit.
Par-delà l’émotion et la passion, nous devons nous garder de destiner à la guillotine tel ou tel acteur ou d’envoyer tel ou tel autre à l’échafaud pour servir de victimes expiatoires de notre défaite.
Lucien AYISSI
Philosophe