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Ce blog comporte des articles scientifiques et des opinions sur le cours du monde.

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Notre monde est-il sous la menace des sujets de psychiatrie ?


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Après l’agression perpétrée par M. Massimo Tartaglia sur la personne de M. Sylvio Berlusconi, c’est sa Sainteté, le pape Benoît XVI, qui a été bousculée par Susanna Maiolo, un autre sujet de psychiatrie lors de la messe de Noël. Etant donné que ceux-là ne sont pas les seuls à faire preuve de dangerosité, il  importe de rappeler les méfaits d’autres sujets de psychiatrie avant l’agression de M. Sylvio Berlusconi et la chute du pape : Ariel Sharon éprouvait du plaisir à massacrer les Palestiniens ; des terroristes ont, le 11 septembre 2001, envoyé ad patres des milliers de citoyens américains innocents ; Georges W. Bush a détruit l’Irak et massacré des milliers d’Irakiens innocents, etc. Mais, si l’agression de M. Massimo Tartaglia peut s’expliquer par la haine politique que cristallise l’actuel président du Conseil italien, la bousculade dont le pape a été l’objet semble plutôt motivée par la recherche d’un thaumaturge pouvant miraculeusement résoudre les problèmes de la jeune Susanna Maiolo. La volonté exprimée par de fervents catholiques de trouver, par simples attouchements de sa Sainteté, la clé du bonheur dans un monde dominé par la détresse, est d’autant plus fougueuse qu’ils se représentent le pape soit comme un grand magicien, soit comme la figure anthropologisée d’un Dieu dont on n’a pas le contact. C’est donc entre la haine et l’espoir que les sujets de psychiatrie tiennent désormais à se faire entendre dans un contexte où sévit la crise de l’écoute. En dehors de ceux dont la divagation pose de sérieux problèmes de sécurité locale ou globale, les sujets de psychiatrie ne menacent vraiment pas le monde. Si les citoyens du monde sont  prédisposés à des  pathologies mentales, c'est parce qu'ils voient leur temporalité perdre de plus en plus sa dimension prospective. Si notre monde produit à la pelle des sujets de psychiatrie dans la démographie desquels se recrutent malheureusement des hommes politiques, comme ceux que nous avons cités plus haut, c’est parce qu’il est lui-même malade des injustices et des frustrations qui aliènent, chez la plupart de ses habitants, l’espoir de cesser de mener une existence bricolée à la limite de l’humanité. C’est fort à propos que le pape, Benoît XVI a, dans son homélie, stigmatisé l’égoïsme de l’homme. Source de « conflits dans le monde » et des « difficultés relationnelles », « l’égoïsme, celui du groupe comme celui de l’individu, a-t-il dit, nous tient prisonniers de nos intérêts et de nos désirs, qui s’opposent à la vérité et nous séparent les uns des autres ». Mais, pourquoi les hommes devraient-ils sortir de la prison de leur « minuscule monde intérieur » s’ils croient trouver leur bonheur dans cette petite existence carcérale ? La pression que les sujets de psychiatrie exercent de plus en plus sur un monde dont eux aussi dénoncent la perte de sens peut nous aider à bien répondre à cette question.

 

Pr Lucien AYISSI

Université de Yaoundé 1 (Cameroun)

 

 

 
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