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D’Eto’o Fils à Dominique Strauss Kahn, alias DSK, en passant, bien sûr, par les tombeurs politiques de Kadhafi, la galaxie des stars est démographiquement très hétérogène. Par-delà l’hétérogénéité caractéristique de sa constitution démographique, cette galaxie est un univers peuplé de personnes dotées d’un pouvoir de fascination quasi érotique. Ce qui fascine chez ces étoiles que leurs admirateurs aiment à contempler, ce sont les qualités extraordinaires dont elles font montre dans tel ou tel domaine. S’il est évident qu’Eto’o Fils fascine ses fans par la dextérité avec laquelle il domine le ballon lors d’un match de football, ceux qui ont ovationné Dominique Strauss Kahn à son retour des Etats-Unis après le piètre match sexuel qu’il a livré à l’hôtel Sofitel de New York, devraient motiver suffisamment sa starisation.
Ce n’est pas le brillant économiste qu’on a ovationné hier à Paris, mais plutôt un homme dont les mœurs prouvent, par la médiocrité de leur qualité, qu’il s’agit d’un malade qui a tort d’oublier de se rendre à l’hôpital. Cet homme qui aurait dû commencer à se soigner à New York a pourtant eu droit, au frais du contribuable français, à une escorte présidentielle.
Ovationner quelqu’un qui a des problèmes de gouvernance sexuelle parce qu’il a le don de placer constamment sa libido sous le signe de l’indiscipline est tout à fait surprenant. Procéder à sa starisation en dépit de ses récurrentes frasques sexuelles est tout à fait curieux. Si considérer, c’est, en réalité, contempler les étoiles, le monde gagnerait, au plan esthétique, à se laisser fasciner par celles qui ne brillent pas surtout par le type de « valeurs » que décrivent par exemple Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon, pour qui DSK a « l’obscénité des soudards » ou Marie Victorine qui nous présente cette star sexuelle comme un « homme physique qui aime le sexe ».
Au fait, ovationnait-on à Paris le triomphe judiciaire d’un libidineux sur la vertu ou celle d’un Blanc riche et puissant sur une Négresse pauvre et faible ? Peut-être que pour l’ex-DG du Fonds Monétaire International, l’essentiel, c’est de trouver, à tout prix, une place dans la prestigieuse galaxie des stars, dût-il, pour cela, se contenter de briller par son incapacité à imposer à sa libido un efficace programme d’ajustement structurel.
Pr Lucien AYISSI
Université de Yaoundé I (Cameroun)