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Autour de quelle thématique pertinente George Walker Bush pouvait-il s’entretenir avec les membres de la Chambre de Commerce de Montréal le jeudi, 22 octobre 2009 ? Cette question se pose parce que les huit années de pouvoir de George W. Bush ont été des années de terreur et d’horreur, parce que considérablement marquées par le terrorisme de l’État américain, des guerres prétendument justes, l’aliénation de la dignité du peuple irakien et de la souveraineté de l’Irak, la violation des droits de l’homme et les crimes contre l’humanité. Ces huit années se sont d’ailleurs terminées par une crise financière sans précédent. On peut, en toute générosité, supposer que Bush a aussi une expertise, en dehors de savoir massacrer les populations civiles d’Irak et d’Afghanistan, de partitionner le monde en Axes du Bien et du Mal, de le mettre en péril en le rendant de moins en moins sûr, de faire des États-Unis une parfaite voyoucratie en prétendant pourtant lutter contre les Rogue States. On peut même supposer qu’il peut également contribuer à enrichir la réflexion sur l’avenir du monde au XXIème siècle. Ce sont là des possibilités qu’on peut reconnaître à tout être humain et, par voie de conséquence, à Bush, si son humanité est établie. Mais, en quoi cette expertise supposée peut-elle vraiment intéresser des gens apparemment aussi normaux que les membres de la Chambre de Commerce et du Conseil des Relations Internationales de Montréal, au point qu’ils jugent utile d’inviter Bush et de faire savoir, par le fait même, que ce monstre dangereux qu’on devrait enfermer hermétiquement dans une cage, jouit encore pleinement du droit de se balader ? Nous sommes curieux de connaître la nature de l’expertise d’un Bush et surtout l’intérêt de celle-ci pour un monde qu’il faut systématiquement reconstruire sur les ruines de sa zoopolitique et de son bellicisme, car en posant improprement le problème de la paix globale, il a, sans le savoir, rendu sympathique la figure de son sosie, Ben Laden. Pour les peuples victimes de l’horrible politique de terreur de Bush, Ben Laden est devenu la réponse appropriée, sinon le rempart protecteur de ceux qui ne peuvent pas affronter l’armée la plus puissante du monde. C’est ainsi qu’en croyant guerroyer efficacement contre le terrorisme, Bush l’a plutôt inconsidérément démultiplié. En promouvant la zooéconomie à travers l’ultralibéralisme, il n’a pas su apporter des réponses appropriées à la question du bien-être.